Diogène le chien

Diogène le chien

Provocateur, excentrique, moquant volontiers les puissants, Diogène de Sinope (413-327 av. J.C.) est cet exilé qui aspire à vivre comme un chien, un contemporain acerbe des grands philosophes grecs, fondateur du cynisme. Les anecdotes rapportées sont fort nombreuses, connues et amusantes : pourtant, c’est bien une liberté souveraine qui est en jeu, une pensée qui résiste et se débarrasse des futilités. Ainsi, celui qui « cherche l’Homme » sur l’Agora la lanterne au poing, refusant avec force les conventions et les valeurs de la Cité, se déplace, mange, parle, injurie et mord à sa guise, selon son seul désir.

Paul Hervieu (1857-1915), nourri de culture antique, fait du quotidien de Diogène un récit inspiré. Une « vie de philosophe », tel un chien, libre et simple, dans la singularité de son devenir, c’est ce que donne à voir Paul Hervieu, de manière remarquablement précise et élégante.